le Laboratoire d’Imagerie Numérique
du centre national de la bande dessinée et de l’image

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la mise en oeuvre

La ville d’Angoulême songeait depuis longtemps à prolonger par une activité permanente le Salon International de la Bande Dessinée.
Ce dessein a rencontré au début des années 80 la volonté de l’Etat d’implanter en région quelques-uns de ses grands projets architecturaux et d’en consacrer un à la bande dessinée.

Le site actuel fut occupé au sixième siècle par une abbaye. Détériorée, elle fut restaurée au quinzième puis reconstruite au seixième. Les rues de Bordeaux et l’avenue de Cognac furent percées vers 1740, ce qui entraîna la destruction sud de l’abbatiale. Vendu à la Révolution en 1791, les bâtiment deviennent biens nationaux. Vint ensuite la révolution industrielle : ateliers de papier, brasserie Champigneulles, mais des éléments construits en 1917 par l’architecte Cuvelier, il ne reste, en 1973, qu’une friche industrielle.
Roland Castro est séduit par les pierres de taille, les ouvertures en anse de panier et les corniches : verre, aluminium intègreront le décor. La direction générale du projet confiée à Denis Raison, en 1987, permettra au CNBDI de voir le jour le 24 janvier 1990.

La DATAR, sollicitée en 1989 par le Député-Maire d’Angoulême Georges Chavannes, intervint aux côtés des collectivités territoriales pour financer l’équipement du Département d’Imagerie Numérique.

Après quatre ans de préfiguration, le fonctionnement de l’association C.N.B.D.I. fit l’objet d’une convention signée en juin 1989 par le Ministère de la Culture et la ville d’Angoulême, principaux soutiens du projet.

La première équipe du Département d’Imagerie Numérique, mis en place par le Directeur Pierre Lère, fut la suivante :

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Pierre et Jean-Baptiste Lère dans la configuration initiale du D.I.N.

Pierre Lère nous parle du pôle technologique qu’il met en place en 1989 :

Ce versant technologique des activités du Centre est né de la volonté de la Ville d’Angoulême de devenir une ville de l’image au-delà des trois jours du Salon de la bande dessinée et de faire des industries liées à l’image un nouvel axe de son développement.

A l’époque de la conception du C.N.B.D.I., les métiers de la communication graphique et de l’impression étaient prospères depuis longtemps.
Ceux de la vidéo venaient de s’implanter et le dessin animé faisait une entrée remarquée.
Restait un maillon manquant, un dénominateur commun sans doute important pour l’avenir de chacun mais encore indiscernable : l’utilisation de l’informatique dans la réalisation et le transfert des images.

Permettre à chaque dessinateur, à chaque graphiste, à chaque vidéaste ou photographe d’investir les nouvelles possibilités offertes par les techniques infographiques, telle a donc été l’autre vocation assignée au C.N.B.D.I.

Ouvert dans la première partie du bâtiment depuis 1989, le Département d’Imagerie Numérique est parvenu en 1990 à l’âge adulte.
Equipé d’un matériel de pointe, il est d’abord un site européen de la formation.

Il permet, à ce titre, l’initiation, le perfectionnement et la recherche pour la création des images numériques.
Il délivre un "Master of Art", diplôme d’études supérieures reconnu à l’échelle européenne.
Le Centre assure également un rôle de conseiller technique régional (CRITT) "nouvelles technologies de l’image" et de pépinière d’entreprises.
C’est enfin une entreprise de production d’images de synthèse et d’images composites fixes ou animées en préfiguration d’un véritable pôle régional de production.